Semaine spéciale chocolat : mes coups de coeur du Salon du Chocolat

Wednesday, November 7th, 2012

Le Salon du Chocolat, s’est fini il y a quelques jours, le moment de faire un bilan et de vous parler de mes coups de cœur.

Comme chaque année, je reproche au Salon de ne pas mettre plus en avant les artisans chocolatiers, et d’offrir une place toujours plus importante aux gros industriels, mais bon j’en ai déjà parlé l’année dernière, passons plutôt à ma super liste ;-)

Toujours autant emballée par les chocolatiers japonais, comme l’année passée j’ai adoré les créations de Es Koyama et particulièrement leur dernière nouveauté le BonBon Chocolat Ninja : ganache chocolat lait 50% et chocolat noir 72% fumée de bois de cerisier. Surprenant, déroutant, en fait juste génial !

Chez Tokyo Chocolate (repéré en 2009) les chocolats sont toujours aussi beaux à voir, de vrais petits bijoux gourmands…

Theobroma et ses ganaches complètement dingues, si vous aimez les goûts japonais  ces chocolats sont pour vous ! Au programme : raifort, sésame noir, basilic, yuzu, poivre sansho et mon préféré truffe !

Retour en France avec le chocolatier Bonnat, et son coffret spécialement créé pour le Salon du Chocolat “Les nouveaux mondes du chocolat” idéal pour découvrir différentes provenances de cacao.

Un petit détour vers le monde merveilleux du caramel avec ceux de chez Henry Le Roux, l’un de mes chocolatiers préférés (hummm la tablette Goviro au chocolat noir, amandes, fleur de sel et gavottes…) mais qui est surtout caramélier.

Des caramels mous, pas trop collants et surtout proposés dans une déclinaison de parfums originaux. Gros coup de cœur pour la création 2012 le caramel griotte & cardamome. Un caramel qui se dévoile petit à petit, d’abord la cardamome qui vous secoue le palais puis le goût fruité de la cerise griotte qui vient gentiment vous chatouiller les papilles.

Les P’tits Beurre de Vincent Guerlais que je ne manque jamais d’acheter quand je vais à Nantes ou sur le Salon comme l’année dernière, et cette fois plutôt qu’un sachet j’ai craqué sur une boite, quand on aime hein…

Et pour finir cette looooongue liste bien gourmande, Willie’s Cacao ou le chocolat d’un anglais du Devon, Willie Harcourt-Cooze, fou d’aventures et qui depuis plus de 20 ans s’est pris de passion pour le chocolat. Cultivateur de cacao il est sans cesse à la recherche des plus grands crus de cacaos.

Des cacaos qui viennent des 4 coins du globe, Vénézuéla, Madagascar, Indonésie, Colombie, Nicaragua, Cuba ou Pérou que Willie est allé patiemment déniché.

Des blocs de cacao à 100%, le produit dans toute sa splendeur, brut, fort, racé. Idéal en cuisine, j’ai bien sûr craqué et testé mais ça je vous en reparle dans quelques jours.

Willie’s Chocolate Bible, qui est aussi devenue ma bible ;-)

Et voilà pour cette année ! Et vous des coups de cœur pendant cette édition ?

Bon je tout ça m’a donné envie d’un petit carré… zou un bout de Marou ;-)

Le Rino de Giovanni Passerini

Monday, January 17th, 2011

Rino c’est une adresse que je voulais tester depuis longtemps, non pas parce que l’adresse  a fait le buzz  parmi les critiques gastro en 2010 mais parce que son chef Giovanni Passerini n’est autre que l’ex second de Petter Nilsson de La Gazzetta et entre moi et La Gazzetta c’est une histoire d’amour ;-p (cf mes billets sur La Gazzetta). Du coup il fallait vraiment que j’aille voir cela de plus près.

Rendez-vous a donc été pris un midi il y a quelques jours (soit dit en passant, j’avais entendu partout qu’il fallait réserver des semaines à l’avance, je ne sais pas si c’est un coup de chance mais j’ai réservé 2 jours avant… donc n’ayez pas peur de les appeler en dernière minute on ne sait jamais, mais surtout prévoyez de réserver, la salle d’à peine 25 places a très vite affiché complet ce midi là). Donc bref, direction la rue Trousseau, dans un quartier bien connu puisque Rino ne se situe qu’à quelques numéros de La Gazzetta (29 rue Cotte).

En entrant n’oubliez pas de jeter un œil sur votre droite et la micro cuisine ouverte sur la salle pour apercevoir Giovanni Passerini et son second en plein coup de feu.

Une déco sobre, avec une légère inspiration bistrotière, mais l’ensemble reste très simple et épuré. Si vous le pouvez demandez à être placé sur l’une des tables près de la fenêtre et qui donne sur la courette, ou pour les curieux les tables hautes devant la cuisine.

Giovanni a quitté la Gazzetta mais a gardé le même concept de menu “unique”  (choix entre 2 plats mais entrée et dessert imposés), un non choix que j’adore parce qu’il permet de goûter des plats et saveurs parfois inconnues et surtout que l’on n’aurait pas forcément choisi dans un menu classique. Un menu le midi qui va de 20 à 25 € selon la formule, une note plus que raisonnable pour une table parisienne qui a le vent en poupe qui plus est. Niveau papilles, des assiettes aux ingrédients frais et simples bien travaillés, qui sont un plaisir pour les papilles et surtout ne faites pas l’impasse sur le pain, qui est mortel…

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Bilan de ce déjeuner, j’ai beaucoup aimé l’ambiance conviviale, l’accueil mêlé au cadre et à la taille des lieux j’avais l’impression de déjeuner chez des amis.

Côté cuisine, dans l’ensemble j’ai adoré ce déjeuner mais tout n’était pas parfait. Rien à redire sur l’entrée, ni sur le dessert qui était une pure extase, par contre du côté du plat, 2 bémols.

Tout d’abord la cuisson de l’échine de porc, elle était très bonne et tendre mais  j’ai été dérangée par le fait que la viande était cuite très très rosée, je n’ai pas du tout l’habitude de manger le porc à cette cuisson et du coup j’ai été surprise en voyant arriver l’assiette et j’ai mis un peu de temps avant d’apprécier le plat.

Le deuxième reproche que je ferais c’est sur l’accompagnement qui était délicieux (j’adooooore la polenta) mais pas suffisant en proportion de la viande (ou du poisson d’ailleurs) je me suis très vite retrouvée avec uniquement de la viande, heureusement le pain (mortel) était là lui, donc ce serait pas mal qu’ils revoient un peu à la hausse la quantité de l’accompagnement.

Et enfin, malgré une carte des vins très belle, j’ai trouvé dommage que n’y soit pas indiqué le prix des vins au verre, n’hésitez donc pas à le demander…

Conclusion, j’ai passé un très bon moment, je me suis régalée, mais  ce n’est pas un gros coup de cœur comme j’ai pu l’avoir pour d’autres adresses. J’ai été un tout petit peu déçue, je m’attendais à  plus de peps, ma préférence reste donc toujours La Gazzetta (ou Frenchie dans le même genre, billet à venir). Je trouve qu’il manque encore dans la cuisine de Rino ce petit quelque chose, il ne lui manque presque rien, un peu plus de maturité peut être l’adresse étant encore jeune.

Mais c’est sûr je reviendrais et cette fois je serais peut être totalement et définitivement conquise !

Résumé en photos.

Risotto d’orge et panais, maquereau, bottarga, radis

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Échine de cochon avec polenta, endive rouge, betterave, olives

Lieu jaune de ligne avec polenta, endive rouge, betterave, olives

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Tarte aux pommes, fruits secs, glace au lait

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RINO – 46 rue Trousseau – 75011 Paris – 01.48.06.95.85

Formules midi 20 et 25 €

www.rino-restaurant.com

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